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Cake day: February 10th, 2025

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  • Pas mal de choses ces dernières semaines.

    La Guerre des Salamandres de Karel Čapek, uchronie tchèque de 1935 que je recommande à tout le monde ici. Un grand classique plein d’humour, qui n’a pas vieilli d’une ride. Les humains découvrent une race de salamandres hyper intelligentes qu’ils finissent par esclavagiser au nom du capitalisme…

    La Somme de nos folies de Shih-Li Kow, une autrice née dans la communauté chinoise de Kuala Lumpur, en Malaisie. Roman où l’on découvre le quotidien d’une petite ville cosmopolite soumise à des inondations annuelles. Complètement feel-good, mais jamais gnangnan. J’ai passé un très bon moment. Le diplo en avait fait une critique ici.

    La tante qui ne voulait pas mourir, roman court et drôle du Shirshendu Mukhopadhyay, abordant la condition féminine au Bangladesh. Une femme de basse extraction épouse un membre d’une caste de rentiers sur le déclin, qui rechignent à travailler tant par tradition que flemmardise. Ils habitent tous la même maison et attendent tous la mort de la vieille tante, mariée à 7 ans et veuve depuis l’âge de 12 ans, dont la seule consolation dans la vie fut son coffret à bijoux. À son décès, le fantôme de cette dernière force la jeune épousée à cacher ses bijoux et la harcèle pour se venger de sa vie sans joie et sans amour.

    Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier de Patrick Modiano. Pas grand chose à en dire si ce n’est que c’est bien écrit. Premier Modiano que je lis et je me suis pas mal ennuyée. Ça commence comme un roman policier, mais se termine un peu en eau de boudin autour de la thématique de la mémoire et du traumatisme.














  • J’ajoute aussi, car je viens de le terminer : Grand National du suisse Roland Buti. Carlo, jardinier-paysagiste de 45 ans, à Lausanne, vit passivement plusieurs ruptures : divorce, émancipation de sa fille de 18 ans, fugue de sa mère âgée.

    J’avoue m’être un peu ennuyée. La postface le définit comme un roman de la consolatio ou du care, où la nature “console, apaise et rassure”. Les vrais personnage principaux (et les plus intéressants) sont Agon, réfugié Kosovar et son jardin ouvrier, dit familial en Suisse. Le roman évoque le déplacement des cabanons en 2010 par hélicoptère, pour laisser la place à la construction d’un terrain de football (voir un reportage ici).

    Je suis par contre un peu dubitative sur l’interprétation politique que fait l’auteur des jardins :

    Les jardins sont socialistes et la nature est capitaliste. Ceux-là expriment le désir d’un monde clos et protégé où rien n’est laissé au hasard, quand celle-là encourage la libre circulation, le désordre et le triomphe du plus fort sans intervention extérieure.