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5 mo. ago

  • Bonjour.

    Ça dépend : qu'êtes vous prêt à entendre?

    L'éventualité : envoyez leur un courrier invoquant le RGPD : ils sont dans l'obligation de le suivre. Pas de certitude, réponse bateau, etc etc, aucun moyen de vérifier.

    La vérité : ils n'en auront rien à b. Très clairement. J'ai vu ces dix dernières années, un tel nombre de retraités, souvent plus de quatre vingt ans, voire bien plus, qui ont fait UN don dans leur vie (ou quelques uns), et reçoivent depuis au moins vingt ans, parfois encore après le décès de la personne, du courrier provenant de ces ONG "classiques".

    Mieux : ils revendiquent dans leur papelard, que "faire un don de 10€, défiscalisé, nous permet d'envoyer ce courrier postal à plus de 100 personnes". Vous imaginez la machine derrière? Pour rien au monde ils ne prendront la RGPD à la lettre, surtout pas (c'est leur vache à lait), et feindront de l'avoir égarée.

    Le top : à la poste, une femme d'un certain age arrive face à la jeune guichetière. Après quelques secondes d'amabilités, elle pose le problème : elle "lâche" le paquet (trois ou quatre enveloppes) en "pâture" sur le bureau du guichet, d'un cinglant : "débrouillez vous, je ne veux plus jamais recevoir ça : des mois qu'ils me harcèlent !" Réplique laconique de la jeune postière : "impossible, madame : je suis navrée, mais nous n'avons pas le droit d'empêcher la livraison d'un courrier dont l'expéditeur a payé le transport. La Poste n'est pas tenue d'effectuer ce genre d'arbitrage. Il n'y a pas d'autre solution que porter plainte."

    La dame agée part, dépitée. Son cas est loin d'être unique, même s'il n'est pas si fréquent que les destinataires se plaignent en guichet : c'est une scène occasionnellement observée, la Poste réitère : l'expéditeur paie, la Poste délivre, elle ne peut faire autrement.

    Seule solution : déposer plainte. Peut être qu'un jour si une plainte de groupe abouti, ils changeront de disque. Jusqu'ici, j'ai eu des retours, depuis 2015, sur au moins une centaine de personnes qui ont fait un don une fois, ou régulièrement, puis cessé, sans que le courrier ne cesse jamais. Uen fois tous les trois mois pour les plus sages, uen fois par semaine pour les plus agitées. Elles montrent "patte blanche" en envoyant chaque année le stylo estampillé au nom du destinataire, le calendrier illustré aux causes (chrétiens d'orient, cause animale, etc..), mais n'hésitent pas à poursuivre les expéditions : certains gardiens d'immeubles en ont des ramettes entières, souvent parce qu'une ou deux personnes, soit qui ont déménagé, et n'ont méticuleusement pas renseigné aux ONG leur nouvelle adresse, soit tout simplement parce que la famille de la défunte n'a pas voulu gérer ça. Après le déménagement/décès du destinataire, il est possible que des courriers soient encore expédiés pendant quelques années. Un simple "NPALI" (n'habite plus à l'adresse indiquée), ou "le patriarche nous a quitté il y a trois ans, vous pourriez nous lacher ?" ne permet pas toujours de ralentir le rythme. Ils liront le mail/courrier sans y répondre, dans l'espoir que la personne tombant dessus accroche au "chantage affectif" que l'émotion des photos transmet (y'a jamais de courrier sans images, toujours photos + texte).

    Peut être que certains chanceux ont eu davantage de chance, mais tomber sur du courrier à destination d'un défunt depuis plus de deux ans, ça montre l'(in)efficacité de la machine..