Un peu oui. Je me sens un peu vide là. I' y a toujours des chantiers à suivre, des trucs programmés, des gremlins à dompter mais c'est pas pareil maintenant qu'on est plus ouvert au touristes, que mon contrat n'est plus Plein Temps mais à la demande.
Il y a un seul vrai permanent, notre guide. Le service culture-et-tourisme ici c'est 4 ou 5 personnes max. Ensuite il y a les saisonniers (on en cherche toujours, vu notre situation géographique compliquée), iels sont 6, puis un animateur pour le Parcours. Aventure en haut. Et moi, intermittent sur toute la saison.
L'hiver c'est fermé sauf événements comme Halloween ou visites de groupes / d'écoles. Séminaires d'entreprise aussi, faut bien faire rentrer un peu de sous.
(Pour les gens et associations du coin, on est dispos gratuitement ou presque puisqu'on est un bâtiment public)
J'ai de la prep l'hiver, revoir les fiches techniques des concerts, les achats et investissements matériel. De la maintenance aussi, et puis chaque année on accueille des artistes contemporains, là aussi il y a du boulot pour faire entrer leurs propositions dans notre contexte.
C'est rigolo. Fatigant mais unique.
En tout ça me fait presque mon intermittence, +/- 400~450 heures par an.
Tous les jours je fais le tour pour vérifier les aspects techniques de toutes nos expos, permanentes, pédagogiques, arts plastiques etc. Ce matin, en vérifiant que tout allait bien la-haut sur la terrasse, je pouvais pas pas prendre la photo.
Au début je cherchais le contraste, celui entre les vieux murs et notre occupation parfois loufoque. Mais là on touche au bout, je poste un peu plus impulsivement
J'aime bien l'optimisme de ce message. Face à la grandeur du paysage, à l'ampleur du projet architectural, faut être bien dans sa vie pour crier "vive moi" au milieu de tant de beauté. Il y a d'autres coins de cette baraque où un tel message sonnerait plutôt comme un combat d'arrière-garde, voir un appel au secours.
La saison arrive à sa fin, avec elle le soulagement de pouvoir se reposer bientôt, l'ennui à l'idée de devoir ranger toute cette baraque et tout le brol déployé, et, oui, un poil de tristesse de fermer ce truc - mais c'est pour revenir la saison prochaine.
C'est épuisant. Je m'amuse bien ici.
La dernière photo révèlera le lieu bien sûr, pour toutes et tous qui n'ont pas eu l'impatience de chercher de leur côté - ou la chance d'être venu à mon bureau !
Petit, petit... mon téléphone me dit que j'y ai parcouru 458km quand même.